Bernard Chwartz, notaire à Toulouse (1936-2009)
Bernard Chwartz et le notariat, un jeu de hasard
Bernard Chwartz est né à Rieumes, commune du Sud Ouest toulousain, le 14 octobre 1936.
Fils unique d'un père médecin de campagne et d'une mère employée des Postes,très entouré par sa famille, il acquiert le goût et l'amour de la culture occitane avec son oncle, Fernand Barrué, professeur de mathématiques et physique-chimie, mais aussi poète en langue gasconne, qui lui transmet sa passion pour l'histoire régionale.
Destiné initialement à suivre une carrière médicale, il vient au notariat entièrement par hasard.
Jeune conscrit à l'époque où le service militaire durait 24 mois, Bernard Chwartz est incorporé dans une caserne de Dijon puis Besançon. Il développe alors son goût pour les vins en général et les vins de Bourgogne en particulier. Amateur de rugby où il joue pilier droit dans l'équipe de Rieumes, il s'inscrit à cette époque dans l'équipe de Nuits-Saint-Georges.
Il partage ensuite sa promotion de l’école de notariat avec Georges Castela qui créera plus tard l’étude devenue celle du Boulevard Leclerc, avec Jean Maubec qui choisira finalement le Barreau et qui sera longtemps élu municipal à Toulouse, mais aussi avec Claude Hébraud qui sera ensuite notaire à Toulouse puis à Gimont dans le Gers et enfin avec Henri Rivère, notaire initialement à Lanta et dont l'étude se trouve aujourd'hui à Quint-Fonsegrives.
Bernard Chwartz commence sa carrière à l’étude notariale du Fousseret puis rentre dans les années 1960 dans l’étude qui est la nôtre aujourd’hui et qui se trouvait alors rue d’Austerlitz, à quelques pas de la place Wilson.
En 1964, l’étude notariale déménage et intègre ses nouveaux locaux des allées Jean Jaurès dans un immeuble fraîchement construit. Bernard Chwartz y assurera quelques années plus tard la suppléance après le décès très prématuré de son prédécesseur Roger Lamur et sera nommé définitivement notaire en 1971.
Le développement de l'étude de notaire des allées Jean Jaurès
Durant plus de 40 ans, Bernard Chwartz exercera donc sa profession comme suppléant puis titulaire dans notre étude qui est toujours située aujourd'hui au 50 allées Jean Jaurès. Il assurera la formation de nombreux collaborateurs dont plusieurs sont devenus ensuite notaires à Toulouse ou dans les environs.
Notre étude a toujours été une étude traditionnelle qui traite de tous les domaines du droit et du notariat : droit immobilier et droit de la famille principalement.
Mais par ailleurs, féru de droit de l’urbanisme et de la construction, Bernard Chwartz a été aussi longtemps l’interlocuteur privilégié de nombreux promoteurs toulousains et a mené à bien des dizaines de programmes immobiliers. Notre étude propose encore aujourd'hui un service dédié aux professionnels de l'immobilier.
De même, convaincu que les compétences du notaire ne pouvaient être que transversales pour apporter un service de la plus grande qualité à nos clients, Bernard Chwartz s'était aussi spécialisé en droit commercial et droit des affaires.
Faisant sienne la citation de Jean Cocteau "Il faut faire aujourd'hui ce que tout le monde fera demain", il se fait fort d'organiser son étude notariale comme une véritable entreprise, ce qui peut paraître novateur à l'époque et presque, comme on le dirait aujourd'hui, disruptif.
Bernard Chwartz n’aura de cesse d’insuffler pendant ces quatre décennies un vent de modernité dans la gestion de son office notarial qui compte jusqu’à plus de 35 personnes dans les années 1980.
C’est ainsi par exemple qu’il fait partie des 10 premiers notaires à informatiser sa comptabilité dès 1974, puis la rédaction des actes.
Le rugby fut pour Bernard Chwartz une passion bien avant de devenir un sujet de collection dans les dernières années de sa vie. Il commence, comme nous l'avons dit, à connaître le sport comme jouer dans l'équipe de Rieumes où il est capitaine de l'équipe junior.
Le rugby accompagnera toute sa vie : suivi fidèle des déplacements de l'équipe nationale dans les années 1970 en tant que membre du "club des amis de l'Equipe de France", implication dans la direction du Stade Toulousain, jusqu'à la dernière coupe du monde à domicile en 2007 lors de laquelle il assistera à la plupart des matchs.
Il avait rassemblé un premier ensemble d'une cinquantaine de pièces dans les années 1970, souvent souvenirs d'après match d'amis joueurs de rugby. En 2005, il décide d'enrichir ce début de collection et rassemble en 4 ans 800 maillots de 69 pays ou représentant encore 27 équipes françaises. Cette collection de maillots et d'objets divers liés au rugby a orné les murs de notre étude notariale toulousaine pendant une quinzaine d'années avant sa dispersion aux enchères publiques sous le marteau de Maître Rémy Fournié en septembre 2019 à Toulouse.
Bernard Chwartz est décédé brusquement le 27 octobre 2009 au retour d'une vente aux enchères de monnaies à Barcelone.
Dernier clin d’œil de la vie, ses obsèques furent célébrées dans la basilique de la Daurade, construire sur l'emplacement de l'ancienne chapelle du Palais des rois Wisigoths de Toulouse.
Sa fille Céline lui a succédé en 2010 en reprenant l'étude notariale des allées Jean Jaurès, devenue depuis CHWARTZ et associés en 2016 lors de son association avec Hubert Létinier.
En savoir plus sur CHWARTZ et associés aujourd'hui
Bernard Chwartz, un collectionneur passionné
Bernard Chwartz était aussi un homme boulimique de savoirs et un collectionneur invétéré. Fin gastronome, œnologue amateur, il fut souvent mis à contribution pour organiser les repas de notre Compagnie des notaires (à l’époque de Haute-Garonne).
Amateur d'art, il entame la première de ses collections avec les objets japonais.
Sa passion de collectionneur ne cessera de s'étendre à différents domaines, montrant à chaque fois son inclination à l'abondance et son désir d'exhaustivité. Suivent donc ensuite les tableaux, les jetons de notaire, les monnayages suèves et wisigoths et une impressionnante bibliothèque gastronomique et œnologique de 8.000 volumes, conjuguant amour des livres et goût prononcé pour la bonne chère et la culture du vin.
Le notariat est à l'origine de son intérêt pour la numismatique en aiguisant son appétit avec les jetons de notaires. Cette collection de jetons fera ensuite plus tard place à une collection de monnaies, principalement du haut Moyen-Age. Un ensemble de solidi et tremisses wisigoths avait d'ailleurs été exposé à Aire-sur Adour (Landes) à l'occasion de la célébration du 1500ème anniversaire du Bréviaire d'Alaric, ancêtre du Code civil.
